En 1990, Philippe Tallis avait accès aux répétitions du Sacre du Printemps de Maurice Béjart. Un privilège rare — celui d'être dans l'espace de travail, avant la lumière des projecteurs, quand les danseurs cherchent encore leur geste.
Cette lithographie est le résultat de cette immersion. La figure ailée qui s'élance vers le haut synthétise des heures d'observation en un seul tracé. Le procédé lithographique impose sa propre logique : pas de retour en arrière, la pierre garde tout.
Cette œuvre appartient à une époque décisive du travail de Philippe Tallis — celle où les collaborations avec les plus grands noms de la danse contemporaine forgent son œil et sa main.