Il y a dans ce titre une mélancolie douce — ici bientôt là-bas — qui dit quelque chose sur la permanence des corps et leur fugacité. La pose d'amie, c'est la confiance, l'abandon, la lumière naturelle sur une figure qui ne se défend plus.
Philippe Tallis peint le corps féminin sans voyeurisme et sans distance. Le nu allongé est un genre pictural millénaire, mais ici il n'y a ni idéalisation ni provocation — juste la vérité d'un corps dans la lumière, au moment présent.
Le format horizontal imposant — 101×69 cm — fait de cette pièce une œuvre de grande présence murale. Elle appelle un espace vide autour d'elle, une paroi claire, une lumière latérale.