« Le désir de peindre l'animal est vital en moi. » Cette phrase de Philippe Tallis dit tout sur La Cigogne dans Son Pré. Il ne s'agit pas d'un exercice, d'une commande, d'un sujet choisi par raison — c'est une nécessité organique.
La cigogne est peinte sur place, en face de l'oiseau. Le fond vert pâle et ocre évoque un pré humide, une lumière douce de plaine. L'oiseau se tient dans sa dignité naturelle — immobile, attentif, souverain dans son espace.
Parmi les œuvres animalières de Philippe Tallis, celle-ci est peut-être la plus apaisée. Pas de puissance brute, pas de mouvement explosif — une présence, un équilibre, une coexistence.