En 2001, Philippe Tallis avait une routine : chaque matin, se réveiller avec le besoin impératif d'aller peindre les animaux. Pas l'envie — le besoin. Il prenait ses carnets et ses boîtes de peinture, et il allait au zoo de Vincennes.
Sur place, il ne choisissait pas à l'avance. L'envie du jour décidait : éléphant, girafe, babouin, tigre. Il s'installait devant l'animal, et il peignait jusqu'à ce que l'œuvre soit là. Puis il laissait sécher sur place.
Ces petits formats ont une densité extraordinaire. Tout ce qu'il faut est là, rien de plus. Les reproductions en grand format révèlent une richesse de matière insoupçonnée.